sage docile obéissant

Mes enfants ne sont pas sages (et ça me va!)

Je déteste le qualificatif « sage » associé aux enfants. Vraiment, quand j’entends ce mot, je tique tout de suite.

« Sage », c’est un jugement de valeur

Dans l’esprit des personnes qui emploient ce mot, être « sage » c’est « bien » par opposition à ne « pas être sage », qui est « mal ». C’est donc un jugement de valeur.

J’évite au maximum de juger mes enfants que ce soit positivement ou négativement. Je ne veux pas être la maitresse d’école qui distribue les bons et les mauvais points. Je souhaite qu’ils construisent leur estime d’eux-même sur leur propre référentiel et non pas qu’elle soit dépendante des mots que j’utilise, des récompenses que je donne…

Je n’élève pas des moutons

Au-delà de cet aspect jugeant, ce qui me gêne le plus, c’est les attentes qui sont insinuées sous ce mot.

Etymologiquement, le mot « sage » renvoie à l’idée d’une personne instruite, savante. Alors, là oui, dans ce cas, je veux bien que mes enfants soient sages !

Mais souvent, dans le langage de tous les jours, les personnes qui veulent des enfants sages demandent en fait des enfants dociles, obéissants, qui ne font pas de vague…

Et ce n’est pas du tout ce que j’attends de mes enfants. Je n’élève pas des moutons. Je ne veux pas qu’ils fassent docilement tout ce que je leur demande – bon si, en fait, parfois j’en rêve, soyons honnêtes !

Car oui, ça serait super reposant que mes enfants fassent tout ce que je leur demande. Super, à court-terme ! Oui, j’aimerais que mes enfants ne soulignent pas mes contradictions (« maman, là tu fais du chantage »), qu’il mange leurs légumes quand je leur dis de le faire, qu’ils arrêtent tout de suite de jouer quand j’ai besoin qu’on parte…

Mais ce que je veux encore plus, c’est qu’ils deviennent des adultes libres, libres de leurs pensées, capables de réflechir par eux-mêmes. Je souhaite qu’ils développent leurs capacités d’analyse et leur esprit critique. Et cela ne passe malheureusement pas par être toujours d’accord avec papa et maman !

Concrètement, ne pas vouloir d’enfants sages, c’est crevant

Ca parait être une discussion étymologique et pourtant c’est un choix parental engagé. Cela signifie que je n’essaye pas d’obtenir quoique ce soit par la force.

Quand je dis force, je ne parle pas que de force physique, mais également par les cris, par le chantage, les punitions… Autrement dit, je n’essaye pas de modeler mon enfant en tirant partie de ma superiorité physique d’adulte et de l’ascendant que me donne mon titre de parent.

Franchement, c’est épuisant parfois. Si je ne passe pas par la force, cela signifie que je passe souvent par la négociation.

Et en vrai?

Alors ça , c’est la théorie, bien sûr, celle qu’on essaye d’appliquer au maximum. Et il y a les fois où le quotidien fait qu’ on ne peut pas toujours passer des heures à négocier. Ou bien juste, on n’a plus l’énergie pour le faire. Donc oui, il m’arrive d’imposer des choses à mes enfants. Certaines fois, je crois que c’est vraiment nécessaire (comme par exemple pour le coucher, quand Mon Grand est trop fatigué, il a besoin qu’on l’accompagne fermement). D’autres fois, c’est pour mon confort à court-terme, et je le fais en conscience que je pourrai en payer les conséquences maintenant ou plus tard…

 

Et chez vous, est-ce que vous négociez avec vos enfants?

 

 

Une réflexion sur “Mes enfants ne sont pas sages (et ça me va!)

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